Pourquoi on nous refait le cou ?

Ou plus précisément, pourquoi on nous refait le coup du vêtement de cou ? Il y a déjà trois hivers, on s’interrogeait sur l’arrivée  des « neck-warmers », ou cols roulés amovibles en laine mérinos ou cachemire, douillets et altiers à la fois, avec leurs faux airs de minerve. Depuis, le plastron tricoté, alternative chic à la grosse écharpe molle, est devenu plus facile à dénicher (par exemple chez Asos ou Weekday).

Mais surtout, cette saison, Cos, déjà en première ligne lors de l’offensive initiale, a hybridé le concept. Introducing…la doudoune de cou ! L’objet ne fait pas capuche (et vu son look austère, on évitera de le marier à un espiègle bonnet à pompon), mais se zippe et se dézippe sur un manteau de ville. C'est indéniable, ça a de l’allure. Mais laquelle ? Fastoche : une bonne dose de vêtement high-tech (superstar du moment), matinée d’un zeste de mode catastrophiste (bien ajustée, la doudoune de cou peut sûrement faire masque anti-virus), voire néo-guerrière (son côté cotte de mailles). Sans oublier une pointe de dystopie rétro-futuriste, vivier que les créateurs continuent à piller allègrement. D’ailleurs, Cos a également sorti une mini-pélerine waterproof , avec chapeau assorti … qui ne déparerait pas dans un épisode de La Servante Ecarlate.

On peut leur préférer cet autre OVNI repéré chez Acne, rencontre improbable mais assez drôle, entre un col roulé et un balai à poils longs. Nettement moins prise de tête !